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A la magie des coeurs ... en-vie de rire !

Chers lecteurs, chers universitaires, magiciens en devenir. Chers jongleurs, funambules ou poètes, chers amazones et preux chevaliers, compagnons alchimistes et chercheurs de trésors, à vous tous qui ici me lisez, je vous demande instamment de ne jamais abandonner. Certes sur notre route nous rencontrerons des armées de « renonceurs », des juges en tout genre, des assassins de rêves, des moutons qui ont peur. Nous côtoierons parfois la terreur et la mort, la maladie d’un proche, la misère des cœurs désertés et nos profondes fragilités. Mais je vous demande à genoux et la main au cœur de nous unir, non pas pour combattre mais pour construire un monde où l’enfant en nous, celui qui rêve qui créé et qui hélas trop longtemps a été emmuré, pourra à nouveau s’exprimer, jouer, oser sans crainte d’être jugé, ignoré, mal aimé. Un monde où les clowns magiciens que nous sommes s’inventeront chaque instant, s’émerveillant du monde, de l’eau du ruisseau qui ondule, de la feuille qui frétille, du frêne qui frissonne, d’une simple main tendue, d’un sourire qui invite.

Oui, je crois en ce monde où tout est possible, où les rêves ne vieillissent jamais et où les seules rides sont celles creusées aux visages aimants. Bien-sûr qu’il y aura des pleurs, que des larmes couleront, que parfois dans le froid de l’hiver nous serons tentés d’abandonner. Mais la force de notre union fera que nous ne serons jamais seuls, que la puissance aimante de nos frères et nos sœurs magiciens et poètes, fera qu’à chaque chute nous nous relèveront plus forts. Oui je crois en ce monde d’émotions de rêves et de magie, je crois en l’être humain et au divin en chacun de nous. Je crois à la magie de noël, aux fées derrière chaque arbre, à la beauté d’un flocon de neige et plus encore à la magnificence de chacun des petits êtres que nous sommes.

Alors comment faire que ce monde existe ? Mais il existe déjà ! Il est là au cœur du cœur de chacun d’entre nous. Ne vois-tu pas le sentier qui au loin amène au village ? Ne vois-tu pas les sapins scintillants, les folles farandoles ? Ne vois-tu pas encore l’étoile t’indiquant le chemin ? Les pièces d’or au fond du puits, les escaliers secrets, les fioles de l’alchimiste ? Ne sens-tu pas l’odeur des champignons, le parfum des sous-bois, celui des marrons chauds, de la tarte tatin ? Et au loin, tout là-bas, la fête foraine, la baraque à chichis, le manège enchanté…

Ne sens-tu pas ton cœur qui bat, qui bat, qui bat ? … et qui n’attend que toi…

C’est à cela que je porte allégeance … à la magie des cœurs. 

Bien à Vous et tendrement.

Directrice et magicienne du Conservatoire des Arts de l’Etre

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